L’espionnage industriel remis sur la selette par les poles de compétitivité

Deux Français qui avaient des problèmes avec la justice pour intelligence avec une puissance étrangère ont été repérés alors qu’ils tentaient d’entrer dans la gouvernance d’un pôle ; un chercheur s’est fait voler son ordinateur dans un aéroport suisse ; des prises de contacts intéressés d’entreprises étrangères avec le staff de pôles ont été signalées dans des colloques. La relance énergique de notre politique industrielle de recherche et développement focalise, en fait, les différents modes classiques de piratage économique.
Éric Delbecque, secrétaire général de l’Institut de la recherche pour la sécurité des entreprises, une association dont la moitié des effectifs provient de la gendarmerie, constate que cela revient souvent à des problèmes de sécurité informatique (ordinateurs, téléphones portables, agendas électroniques). La majorité des erreurs est humaine, due à des comportements inadéquats. Il s’agit donc de mieux former à la sûreté des données, pour apprendre à travailler en confiance. La difficulté tient à l’association d’acteurs de cultures différentes, petites et grandes entreprises, chercheurs publics et privés, institutions françaises et étrangères.

Voir en particulier :

Les pôles de compétitivité fâchés avec la sécurité

La sécurité des pôles de compétitivité sous tension

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